Ce que ressent le patient
Chez l’adolescent, la peur n’est pas le soin lui-même, mais le regard des autres : porter un appareil dentaire visible au collège, au moment où l’apparence pèse le plus lourd socialement, peut être vécu comme une épreuve à part entière.
Chez l’adulte, c’est une autre gêne qui domine : l’impression de « faire marche arrière », de revivre à 40 ou 55 ans une étape qu’on pensait réservée à l’adolescence, avec la crainte du regard de ses collègues ou de ses clients pendant tout le traitement.
Ce que dit la science
Un mauvais alignement dentaire n’est pas qu’une question d’apparence : il peut perturber la mastication, créer des tensions sur l’articulation de la mâchoire, et dans les cas les plus marqués, contribuer à des troubles du sommeil liés à la position de la mâchoire.
Sur le plan psychologique, plusieurs études en psychologie sociale montrent qu’un sourire perçu comme aligné influence la façon dont une personne est jugée dans une interaction — sur des critères aussi variés que la confiance perçue ou la compétence professionnelle, bien au-delà de ce que la logique voudrait admettre. C’est précisément pour répondre à cette gêne sociale que les solutions actuelles — gouttières transparentes, appareils linguaux invisibles depuis l’extérieur — permettent de traiter sans exposer le traitement au regard.
Chez l’enfant, un dépistage interceptif dès 7 ou 8 ans permet souvent de corriger un problème naissant avec un appareil simple, là où le même problème, découvert à l’adolescence, peut nécessiter un traitement plus long, voire une intervention chirurgicale à l’âge adulte.
Ce que fait notre équipe
L’orthodontie se construit sur plusieurs mois, parfois plusieurs années : c’est une relation de suivi qui va bien au-delà d’un simple rendez-vous de soin. Notre équipe accompagne autant le sourire que la confiance qui va avec, à chaque contrôle.
C’est souvent après avoir vu le résultat obtenu par un frère, une sœur ou un collègue que de nouveaux patients nous rejoignent : en orthodontie peut-être plus qu’ailleurs, le bouche-à-oreille reste notre meilleure carte de visite.